En 2027, l'allocation chômage reste calculée selon les règles de la convention d'assurance chômage du 15 novembre 2024 : l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) est égale au plus élevé de deux montants, 40,4 % du salaire journalier de référence plus une partie fixe de 13,18 €, ou 57 % de ce salaire, sans pouvoir dépasser 75 % du salaire journalier ni, en principe, descendre sous 32,13 € par jour. Ces montants n'ont pas été revalorisés au 1er juillet 2026, faute de majorité au conseil d'administration de l'Unédic du 30 juin 2026. La durée d'indemnisation atteint au plus 18 mois avant 55 ans, 22,5 mois à 55 et 56 ans et 27 mois à partir de 57 ans, mais elle est plafonnée à 15 mois et 20,5 mois pour les contrats rompus par une rupture conventionnelle depuis le 1er septembre 2026.
Pour un salarié payé 2 500 € brut par mois pendant deux ans, l'allocation représente environ 1 331 € net par mois, et 1 084 € au niveau du SMIC. Ce guide détaille les conditions d'ouverture des droits selon le motif de départ, le calcul pas à pas, le montant net pour six niveaux de salaire, la dégressivité, la durée selon l'âge, les délais avant le premier paiement, le calendrier de versement, le cumul avec un emploi et ce qui peut évoluer en 2027.
L'essentiel
- L'ARE journalière vaut 57 % du salaire journalier de référence, ou 40,4 % plus 13,18 € si ce calcul est plus favorable.
- Il faut avoir travaillé 130 jours ou 910 heures sur les 24 derniers mois, ou sur 36 mois à partir de 55 ans.
- La durée maximale est de 18 mois avant 55 ans, ramenée à 15 mois après une rupture conventionnelle si le contrat a pris fin depuis le 1er septembre 2026.
- Au-delà d'environ 4 940 € brut mensuels, l'allocation baisse de 30 % à partir du septième mois pour les moins de 55 ans.
- Le premier paiement intervient après les différés liés aux indemnités et aux congés payés, puis un délai d'attente de 7 jours.
Qui a droit à l'allocation chômage ?
L'ARE est versée au salarié involontairement privé d'emploi qui a travaillé au moins 130 jours ou 910 heures, soit environ six mois, au cours des 24 derniers mois, ou des 36 derniers mois s'il a 55 ans ou plus à la fin de son contrat. Il doit aussi être inscrit à France Travail, rechercher un emploi, résider en France et ne pas avoir atteint l'âge de la retraite à taux plein.
La fiche de l'Unédic sur l'allocation d'aide au retour à l'emploi, mise à jour le 5 octobre 2026, énumère sept conditions cumulatives : être inscrit comme demandeur d'emploi, ne pas avoir atteint l'âge légal de départ à la retraite avec le nombre de trimestres requis, justifier de la durée de travail minimale, être involontairement privé d'emploi, être physiquement apte à travailler, rechercher effectivement un emploi et résider sur un territoire couvert par l'Assurance chômage, c'est-à-dire la métropole, la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique, La Réunion, Saint-Barthélemy, Saint-Martin et Saint-Pierre-et-Miquelon. Mayotte relève d'un régime particulier.
Les 130 jours ne doivent pas être continus et peuvent provenir de plusieurs employeurs, en CDI, en CDD ou en intérim. Les jours sont décomptés par semaine civile : une semaine travaillée de cinq à sept jours compte pour cinq jours, une semaine plus courte pour le nombre de jours réellement travaillés. Les périodes de formation professionnelle sont assimilées à du travail dans la limite des deux tiers des jours travaillés, et seules comptent les périodes qui n'ont pas déjà servi à ouvrir un droit.
Depuis le 1er avril 2026, deux catégories de demandeurs bénéficient d'un seuil abaissé à 108 jours ou 758 heures, soit cinq mois : les travailleurs saisonniers et les « primo-entrants », c'est-à-dire les personnes qui n'ont ouvert aucun droit à l'Assurance chômage au cours des 20 années précédant leur demande. Selon l'Unédic, cette mesure ouvre une durée d'indemnisation d'au moins 152 jours. La recherche d'emploi passe enfin par le contrat d'engagement signé avec le conseiller : refuser deux fois une offre raisonnable d'emploi ou ne pas répondre aux convocations expose à une radiation et à la suppression des allocations.
Démission, licenciement, rupture conventionnelle : quels départs ouvrent droit au chômage ?
Le licenciement, quel qu'en soit le motif, la fin d'un CDD ou d'une mission d'intérim, la rupture conventionnelle et la rupture de la période d'essai par l'employeur ouvrent droit à l'ARE. La démission, l'abandon de poste et la rupture de la période d'essai par le salarié n'y ouvrent pas droit, sauf démission légitime ou projet de reconversion validé.
L'Unédic précise que le licenciement constitue un chômage involontaire « quel qu'en soit le motif (licenciement pour faute grave, lourde, pour inaptitude…) ». Une faute grave prive donc le salarié de son indemnité de licenciement et de son préavis, mais pas de ses allocations chômage. Le tableau suivant reprend les principaux cas.
| Motif de fin de contrat | Droit à l'ARE | Ce qu'il faut savoir |
|---|---|---|
| Licenciement pour motif personnel, y compris faute grave ou lourde | Oui | Durée de droit commun, jusqu'à 18 mois avant 55 ans |
| Licenciement pour inaptitude | Oui | Voir notre article sur l'inaptitude au travail |
| Licenciement économique | Oui | Différé lié aux indemnités supra-légales limité à 75 jours ; le contrat de sécurisation professionnelle relève d'une allocation distincte |
| Fin de CDD ou de mission d'intérim | Oui | Deux refus de CDI pour un poste équivalent dans les 12 mois précédant la fin du CDD peuvent faire rejeter la demande |
| Rupture anticipée d'un CDD d'un commun accord | Oui | Assimilée à un nouveau terme fixé par les parties |
| Rupture conventionnelle individuelle | Oui | Durée plafonnée à 15 mois avant 55 ans et 20,5 mois ensuite si le contrat prend fin depuis le 1er septembre 2026 |
| Rupture conventionnelle collective ou congé de mobilité | Oui | Durée de droit commun, sans plafonnement |
| Rupture de la période d'essai par l'employeur | Oui | Le salarié n'est pas à l'initiative de la rupture |
| Démission | Non | Réexamen possible par l'instance paritaire après 121 jours de chômage non indemnisé |
| Démission légitime (suivi du conjoint muté, salaires impayés, violences conjugales…) | Oui | Liste fermée fixée par le règlement d'assurance chômage |
| Démission pour un projet de reconversion | Oui, sous conditions | 1 300 jours travaillés sur les 60 derniers mois, conseil en évolution professionnelle demandé avant la démission et projet attesté réel et sérieux par Transitions Pro |
| Abandon de poste | Non | Le salarié est présumé démissionnaire après une mise en demeure restée sans effet pendant au moins 15 jours |
| Rupture de la période d'essai par le salarié | Non | Traitée comme un départ volontaire |
Synthèse Opco Direct à partir de la réglementation publiée par l'Unédic, dont sa fiche sur la démission mise à jour le 5 octobre 2026.
Un départ volontaire peut aussi être neutralisé par un emploi repris ensuite. Si vous avez démissionné puis retravaillé au moins 65 jours ou 455 heures avant d'être licencié ou d'arriver au terme d'un CDD, c'est cette dernière fin de contrat qui compte, et vos droits peuvent être ouverts. Notre article sur la démission détaille les cas de démission légitime et la procédure de reconversion, qui passe par un conseiller en évolution professionnelle avant toute lettre de démission.
Comment est calculée l'allocation chômage ?
France Travail calcule d'abord le salaire journalier de référence (SJR) : les salaires bruts de la période de référence, primes comprises, divisés par le nombre de jours calendaires de cette période. L'allocation journalière retient ensuite le plus favorable entre 40,4 % du SJR plus 13,18 € et 57 % du SJR, dans la limite de 75 % du SJR, puis déduit 3 % du SJR pour la retraite complémentaire.
La période de référence part du premier jour du plus ancien contrat situé dans les 24 derniers mois, ou 36 mois à partir de 55 ans, et s'arrête à la fin du dernier contrat. Selon la fiche Unédic sur le salaire de référence, mise à jour le 13 octobre 2026, le diviseur compte aussi les jours non travaillés entre deux contrats, dans la limite de 70 % des jours travaillés. Cette règle explique que deux salariés au même salaire mensuel puissent toucher des allocations différentes : celui qui a enchaîné des contrats courts avec des interruptions a un SJR plus faible.
Les indemnités de licenciement ou de rupture conventionnelle, l'indemnité compensatrice de congés payés, l'indemnité de préavis et les sommes transactionnelles sont exclues du salaire de référence. Les salaires retenus sont plafonnés à quatre fois le plafond de la Sécurité sociale, soit 16 020 € brut par mois en 2026. Les périodes d'arrêt maladie, de congé de maternité ou d'activité partielle sont reconstituées comme si le salaire normal avait été versé, pour ne pas faire baisser l'allocation.
La règle de calcul prévoit deux formules : une partie proportionnelle de 40,4 % du salaire journalier de référence complétée par une partie fixe de 13,18 €, ou une partie uniquement proportionnelle égale à 57 % de ce salaire. La partie fixe l'emporte pour les salaires modestes, la formule à 57 % au-delà d'environ 2 415 € brut mensuels.
L'allocation minimale de 32,13 € par jour n'est pas un vrai plancher : les règles de l'Unédic prévoient qu'une allocation peut lui être inférieure lorsque le plafond de 75 % du SJR aboutit à un montant plus bas, ce qui concerne les salaires inférieurs à environ 1 303 € brut par mois. Elle joue surtout comme seuil d'exonération, car la retenue de 3 % ne peut pas faire descendre l'allocation en dessous. Pour un ancien salarié à temps partiel, la partie fixe et l'allocation minimale sont réduites au prorata de son horaire : avec 30 heures sur 35, elles sont multipliées par 0,86.
Combien vais-je toucher au chômage selon mon salaire ?
Pour un salaire stable pendant deux ans, l'allocation avant retenues représente environ 61 % du brut au niveau du SMIC et 56,2 % du brut à partir d'environ 2 415 € par mois. Après la retenue pour la retraite complémentaire et la CSG, cela donne environ 1 084 € net par mois au SMIC, 1 331 € pour 2 500 € brut et 2 488 € pour 5 000 € brut.
Nous avons appliqué la formule officielle aux six niveaux de salaire les plus recherchés, avec les paramètres en vigueur au 3 novembre 2026. Les hypothèses sont celles d'un salarié à temps plein, de moins de 55 ans, payé le même salaire brut pendant les 24 mois précédant la fin de son contrat, sans prime, sans interruption et sans exonération de CSG.
| Salaire mensuel brut | SJR | Allocation journalière avant retenues | Après retenue retraite de 3 % du SJR | Net journalier | Net mensuel (30 jours) |
|---|---|---|---|---|---|
| SMIC (1 867,02 €) | 61,38 € | 37,98 € (40,4 % + 13,18 €) | 36,14 € | 36,14 € | 1 084,20 € |
| 2 000 € | 65,75 € | 39,74 € (40,4 % + 13,18 €) | 37,77 € | 37,77 € | 1 133,10 € |
| 2 500 € | 82,19 € | 46,85 € (57 %) | 44,38 € | 44,38 € | 1 331,40 € |
| 3 500 € | 115,07 € | 65,59 € (57 %) | 62,14 € | 62,00 € | 1 860,00 € |
| 5 000 € | 164,38 € | 93,70 € (57 %) | 88,77 € | 82,92 € | 2 487,60 € |
| 8 000 € | 263,01 € | 149,92 € (57 %) | 142,03 € | 132,68 € | 3 980,40 € |
Calcul Opco Direct. SJR = salaire mensuel × 24 ÷ 730 jours. CSG de 6,2 % et CRDS de 0,5 % appliquées sur 98,25 % de l'allocation au-delà de 62 € par jour, au taux plein. Le montant net est celui avant prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu. Les montants à 5 000 € et 8 000 € baissent à partir du septième mois (voir la section sur la dégressivité).
Deux lignes méritent une explication. Jusqu'à 2 500 € brut, l'allocation après retenue reste sous le seuil de 62 € par jour : aucune CSG ni CRDS n'est prélevée, et le montant net est égal au montant après retenue retraite. À 3 500 € brut, l'allocation de 62,14 € dépasse à peine ce seuil, mais le prélèvement ne peut pas la faire descendre en dessous de 62 € : la CSG est ramenée à 0,14 € et la CRDS à zéro, ce qui donne exactement 62 € net par jour. Au niveau du SMIC, l'allocation nette de 1 084,20 € représente 73 % du SMIC net de 1 477,93 € publié par Service-public, ce qui montre que le taux de remplacement est plus élevé pour les bas salaires grâce à la partie fixe.
Pour obtenir votre propre montant, reprenez la somme de vos salaires bruts des 24 derniers mois, primes comprises, divisez-la par le nombre de jours calendaires entre le début de votre premier contrat et la fin du dernier, puis appliquez les deux formules. France Travail propose aussi un simulateur en ligne, et la notification d'ouverture de droits que vous recevez indique le montant journalier et la durée retenus.
Du brut au net : CSG, CRDS et retraite complémentaire
L'allocation subit trois retenues. La participation au financement des retraites complémentaires est égale à 3 % du SJR, sans pouvoir réduire l'allocation sous 32,13 €. La CSG de 6,2 % et la CRDS de 0,5 % sont calculées sur le montant brut après un abattement de 1,75 %, mais elles ne peuvent pas ramener l'allocation sous un montant fixé à partir du SMIC journalier, 62 € depuis le 1er juin 2026. Selon le revenu fiscal de référence du foyer, l'allocataire peut être exonéré de CSG ou soumis au taux réduit de 3,8 %. En Alsace-Moselle, une cotisation de 1,30 % au régime local d'assurance maladie s'ajoute pour les allocataires assujettis à la CSG.
L'allocation est par ailleurs imposable : France Travail applique le prélèvement à la source au taux communiqué par l'administration fiscale. Le montant net « perçu » sur le compte bancaire dépend donc aussi de votre taux d'imposition.
L'allocation chômage baisse-t-elle au bout de six mois ?
Oui, pour les allocations les plus élevées. Lorsque l'allocation journalière dépasse 92,57 €, ce qui correspond à un ancien salaire d'environ 4 940 € brut par mois, elle est réduite de 30 % après 182 jours indemnisés, soit à partir du septième mois, sans pouvoir descendre sous 92,57 €. Les demandeurs d'emploi âgés de 55 ans ou plus à la fin de leur contrat en sont exemptés.
Le coefficient de 0,7 s'applique à l'allocation journalière avant retenues. Le plancher de 92,57 €, inchangé au 1er juillet 2026, produit un effet de seuil que les simulateurs mentionnent rarement : pour toute allocation comprise entre 92,57 € et 132,24 €, soit un ancien salaire brut compris entre environ 4 940 € et 7 060 € par mois, l'allocation dégressive est ramenée au plancher, et la baisse est inférieure à 30 %. Au-delà, la réduction de 30 % s'applique pleinement.
| Salaire mensuel brut | Allocation journalière avant retenues (mois 1 à 6) | À partir du septième mois | Baisse |
|---|---|---|---|
| 5 000 € | 93,70 € | 92,57 € (plancher) | 1,2 % |
| 6 000 € | 112,44 € | 92,57 € (plancher) | 17,7 % |
| 8 000 € | 149,92 € | 104,94 € | 30 % |
Calcul Opco Direct, mêmes hypothèses que le tableau précédent, montants avant retenue retraite, CSG et CRDS.
Seuls les jours effectivement indemnisés alimentent le compteur de 182 jours : un mois de reprise d'emploi sans allocation ou un arrêt maladie le suspend. Les formations inscrites dans le contrat d'engagement ou financées en tout ou partie par le compte personnel de formation (CPF) suspendent également le délai, ce qui retarde d'autant la baisse. Le fait d'atteindre 55 ans en cours d'indemnisation ne protège pas de la dégressivité : seul compte l'âge à la fin du contrat.
Combien de temps dure le chômage ?
La durée d'indemnisation est égale au nombre de jours calendaires entre le premier jour du premier contrat de la période de référence et la fin du dernier contrat, multiplié par 0,75 et arrondi au jour supérieur. Elle ne peut être inférieure à 182 jours ni dépasser 548 jours (18 mois) avant 55 ans, 685 jours (22,5 mois) à 55 et 56 ans et 822 jours (27 mois) à partir de 57 ans.
Le coefficient de 0,75 s'applique aux fins de contrat intervenues depuis le 1er février 2023, en métropole uniquement : il ne concerne pas les demandeurs d'emploi résidant outre-mer. Comme pour le calcul du SJR, les jours non travaillés entre deux contrats ne comptent que dans la limite de 70 % des jours travaillés, et certaines périodes sont retirées du calcul, comme les arrêts maladie de plus de 15 jours consécutifs, les congés de maternité ou de paternité et les périodes d'accident du travail, lorsqu'elles se situent en dehors d'un contrat de travail. Le tableau suivant donne la durée maximale pour un salarié qui a travaillé sans interruption avant la fin de son contrat.
| Durée travaillée avant la fin du contrat | Moins de 55 ans | 55 et 56 ans | 57 ans et plus | Après une rupture conventionnelle (fin de contrat depuis le 1er septembre 2026) |
|---|---|---|---|---|
| 6 mois (183 jours) | 182 jours (plancher) | 182 jours | 182 jours | 182 jours |
| 12 mois (365 jours) | 274 jours (9 mois) | 274 jours | 274 jours | 274 jours |
| 18 mois (548 jours) | 411 jours (13,5 mois) | 411 jours | 411 jours | 411 jours |
| 24 mois (730 jours) | 548 jours (18 mois) | 548 jours | 548 jours | 456 jours avant 55 ans, 548 jours ensuite |
| 30 mois (913 jours) | 548 jours, car seuls 24 mois sont pris en compte | 685 jours (22,5 mois) | 685 jours | 456 jours avant 55 ans, 624 jours ensuite |
| 36 mois ou plus | 548 jours | 685 jours | 822 jours (27 mois) | 456 jours avant 55 ans, 624 jours (20,5 mois) ensuite |
Calcul Opco Direct à partir des règles officielles de l'Assurance chômage, en métropole. L'âge est apprécié à la fin du contrat de travail.
La dernière colonne contient une nuance : pour moins de 55 ans, le plafond de 456 jours s'applique dès que la durée de droit commun le dépasse, c'est-à-dire pour toute période d'emploi supérieure à environ 20 mois. Un salarié qui ne justifie que de 10 ou 12 mois d'emploi garde donc la même durée, qu'il soit licencié ou parti par rupture conventionnelle.
Coefficient de conjoncture : le chômage peut-il être prolongé ?
Le coefficient de 0,75 est conçu pour être levé lorsque le marché du travail se dégrade. Le règlement d'assurance chômage prévoit deux déclencheurs : une hausse du taux de chômage d'au moins 0,8 point en un trimestre, ou un taux égal ou supérieur à 9 %, tel qu'estimé par l'Insee. L'Unédic publie alors une instruction d'application, et les allocataires arrivant en fin de droits avec 30 jours ou moins d'allocations restantes reçoivent un complément de fin de droits qui leur rend les 25 % retirés, dans la limite de 730, 913 ou 1 095 jours selon l'âge.
Ce complément ne s'applique pas aujourd'hui. Selon l'Insee, le taux de chômage a atteint 8,3 % au deuxième trimestre 2026, en hausse de 0,2 point sur le trimestre : aucun des deux seuils n'est franchi. Le prochain chiffre, celui du troisième trimestre, sera publié le 10 novembre 2026. Indépendamment de la conjoncture, un complément de fin de formation permet de finir une formation qualifiante d'au moins six mois inscrite dans le contrat d'engagement, et les allocataires de 55 ans et plus peuvent voir leurs droits allongés jusqu'à 137 jours s'ils ont suivi des formations indemnisées.
Seniors : jusqu'à la retraite à taux plein
Un allocataire indemnisé à 64 ans peut conserver ses allocations jusqu'à la retraite à taux plein, et au plus tard jusqu'à 67 ans, s'il est indemnisé depuis au moins un an, justifie de 12 ans d'affiliation à l'Assurance chômage, dont un an continu ou deux ans discontinus au cours des cinq dernières années, et de 100 trimestres validés. Depuis la suspension de la réforme des retraites par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, l'âge requis est de 62 ans et 9 mois pour les allocataires nés en 1964, 63 ans pour ceux nés après le 31 mars 1965, 63 ans et 3 mois pour la génération 1966, 63 ans et 6 mois pour 1967, 63 ans et 9 mois pour 1968 et 64 ans à partir de la génération 1969, selon l'Unédic.
La rupture conventionnelle réduit-elle la durée du chômage ?
Oui. Pour un contrat rompu par une rupture conventionnelle individuelle à partir du 1er septembre 2026, la durée d'indemnisation est plafonnée à 456 jours (15 mois) avant 55 ans et à 624 jours (20,5 mois) à partir de 55 ans. Le montant de l'allocation, les conditions d'accès et les différés ne changent pas.
Ce plafond repose sur une loi du 11 juin 2026, qui reprend un accord des partenaires sociaux du 25 février 2026, et sur un avenant à la convention d'assurance chômage signé le 10 avril 2026 et agréé le 19 juin 2026, qui fixe les durées. C'est la date de fin du contrat prévue par la convention de rupture qui compte, et la rupture conventionnelle collective n'est pas concernée.
À partir de 55 ans, France Travail peut accorder une prolongation après examen des démarches de recherche d'emploi ou du projet de l'allocataire. Selon l'Unédic, elle atteint au plus 61 jours à 55 et 56 ans et 198 jours à partir de 57 ans, ce qui rétablit la durée de droit commun. La demande se fait dès les deux mois qui précèdent l'atteinte du plafond, et au plus tard 30 jours après ; en cas de refus, l'instance paritaire peut être saisie dans les 30 jours.
Pour tout le reste, la page de référence est notre guide complet de la rupture conventionnelle : il précise quelle date fait foi entre la signature et la fin du contrat, chiffre en euros la perte d'indemnisation par rapport à un licenciement et explique comment l'intégrer dans la négociation de l'indemnité.
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Quand commence le versement du chômage après la fin du contrat ?
L'indemnisation commence après trois délais successifs : un différé spécifique si vous avez touché des indemnités de rupture supérieures au minimum légal, un différé congés payés si des congés non pris vous ont été payés, puis un délai d'attente de 7 jours. Ces délais repoussent le début et la fin des droits, sans en réduire la durée.
Le différé spécifique s'obtient en divisant la part des indemnités de rupture qui dépasse le minimum légal par 111,8, valeur fixée pour 2026 et indexée chaque année sur le plafond de la Sécurité sociale. Le résultat, arrondi au nombre entier inférieur, est limité à 150 jours, et à 75 jours en cas de licenciement économique. Selon la fiche Unédic sur le différé spécifique, mise à jour le 5 octobre 2026, la part de l'indemnité conventionnelle de licenciement qui dépasse l'indemnité légale entre dans ce calcul, alors que les sommes allouées par un juge en sont exclues. Le différé congés payés est égal à l'indemnité compensatrice de congés payés divisée par le SJR, plafonné à 30 jours. Le délai d'attente de 7 jours ne s'applique qu'une fois par période de 12 mois.
Prenons un salarié de 45 ans licencié pour motif personnel le 31 décembre 2026, après 10 ans d'ancienneté et un salaire de 3 000 € brut par mois. Son indemnité légale de licenciement est de 7 500 € (un quart de mois par année d'ancienneté, comme l'explique notre article sur l'indemnité de licenciement), mais il obtient 20 000 € en application de sa convention collective et d'une négociation, ainsi que 2 500 € d'indemnité de congés payés.
| Étape | Calcul | Durée | Période |
|---|---|---|---|
| Différé spécifique | (20 000 € − 7 500 €) ÷ 111,8 = 111,8 | 111 jours | Du 1er janvier au 21 avril 2027 |
| Différé congés payés | 2 500 € ÷ SJR de 98,63 € = 25,3 | 25 jours | Du 22 avril au 16 mai 2027 |
| Délai d'attente | Forfait | 7 jours | Du 17 au 23 mai 2027 |
| Premier jour indemnisé | 143 jours après la fin du contrat | 24 mai 2027 |
Calcul Opco Direct avec le diviseur de 111,8 en vigueur en 2026 ; s'il est réévalué au 1er janvier 2027, le différé change légèrement. Le salarié doit être inscrit à France Travail avant la fin des différés pour que le délai d'attente commence le 17 mai.
Dans cet exemple, l'indemnité supra-légale de 12 500 € décale le premier paiement de près de quatre mois, mais les 548 jours de droits restent intacts : ils sont simplement versés plus tard. S'il s'agissait d'un licenciement économique, le différé spécifique serait limité à 75 jours et l'indemnisation commencerait le 18 avril 2027. Sans aucune indemnité au-delà du minimum légal, elle commencerait le 2 février 2027. La demande d'allocation doit en tout état de cause être déposée dans les 12 mois qui suivent la fin du contrat.
Quelle est la date de versement de l'allocation chômage ?
Le premier versement intervient après les différés et le délai d'attente, puis l'ARE est versée chaque mois à terme échu, après l'actualisation de votre situation, qui s'ouvre le 28 du mois et se clôture le 15 du mois suivant. Depuis le 1er avril 2025, le paiement est calculé sur une base forfaitaire de 30 jours, quel que soit le nombre de jours du mois.
L'allocation de novembre 2026 est ainsi versée à partir du 1er décembre 2026 si vous vous actualisez dès l'ouverture, le 28 novembre, et celle de décembre à partir du 4 janvier 2027, selon le calendrier des paiements de France Travail. France Travail indique que le virement est transmis à la banque en moyenne trois jours ouvrés après l'actualisation, et au plus tard cinq jours ouvrés. Une actualisation tardive est la première cause de retard de paiement.
La mensualisation sur 30 jours a deux conséquences pratiques. Un mois de 31 jours n'est plus payé 31 allocations, mais février en reçoit 30 au lieu de 28 ou 29 : sur une année complète, vous percevez 360 allocations au lieu de 365. Vous ne perdez rien pour autant, car, comme le précise l'Unédic, « le jour du mois ne donnant pas lieu au versement de l'AJ est reporté en fin de droits » et le capital de droits, durée notifiée multipliée par l'allocation journalière, reste le même. Les jours de reprise d'emploi, d'indemnités journalières de maladie ou de différé sont déduits de ce forfait de 30.
Une naissance ou une adoption pendant la période d'indemnisation ouvre aussi un droit propre aux demandeurs d'emploi : ils peuvent prendre le congé supplémentaire de naissance d'un ou deux mois, indemnisé par l'Assurance maladie, en le demandant en ligne le premier jour du congé avec une attestation de suspension d'activité.
Peut-on cumuler le chômage avec un salaire ?
Oui. En cas de reprise d'un emploi, l'allocation mensuelle est réduite de 70 % du salaire brut perçu, et le total salaire plus allocation ne peut pas dépasser l'ancien salaire mensuel de référence. Les jours non indemnisés ne sont pas perdus : ils reportent d'autant la fin des droits.
L'Unédic donne la formule de calcul : nombre de jours indemnisables = (allocation mensuelle − 70 % du salaire brut de l'emploi repris) ÷ allocation journalière, arrondi à l'entier le plus proche. Le plafond de cumul est égal au SJR multiplié par 30,42. Pour l'allocataire payé auparavant 2 500 € brut, dont l'allocation journalière est de 46,85 €, une reprise à mi-temps payée 1 000 € brut donne 1 405,50 € − 700 €, soit 705,50 €, ou 15 jours indemnisables. Il reçoit 15 allocations de 44,38 € après retenue retraite, soit 665,70 €, en plus de son salaire, et conserve 15 jours de droits pour plus tard.
Le cumul suppose de déclarer chaque mois l'activité reprise lors de l'actualisation : une activité non déclarée oblige à rembourser les allocations perçues à tort et n'est pas prise en compte pour de futurs droits. Pendant une reprise à temps partiel, la prime d'activité versée par la CAF peut aussi s'ajouter, les allocations chômage étant comptées dans les ressources du foyer. Si vous retrouvez un emploi d'au moins six mois mieux rémunéré, le droit d'option permet, sous conditions, de renoncer au reliquat pour ouvrir un nouveau droit calculé sur le nouveau salaire.
Que se passe-t-il à la fin des droits : rechargement ou reprise ?
Si vous avez travaillé au moins 130 jours ou 910 heures depuis votre dernière ouverture de droits, vos droits sont rechargés automatiquement à leur épuisement, avec un nouveau montant et une nouvelle durée. Si vous avez repris un emploi avant d'avoir tout consommé, le reliquat reste mobilisable pendant trois ans plus la durée initiale des droits.
Le rechargement ne demande aucune démarche : France Travail prévient l'allocataire au moins 30 jours avant la fin de ses droits pour qu'il complète son dossier, et recharge sur la base des informations dont il dispose. La dernière fin de contrat doit être involontaire, sauf si vous avez travaillé au moins 88 jours ou 610 heures depuis un départ volontaire. Le délai de déchéance de trois ans augmenté de la durée des droits se vérifie aussi en cours d'indemnisation : selon l'exemple de l'Unédic, un droit de 548 jours ouvert le 1er mai 2025 ne peut plus être repris après le 1er novembre 2029. Lorsque aucun rechargement n'est possible, France Travail examine le droit à l'allocation de solidarité spécifique (ASS). Contrairement à l'ARE, l'ASS ouvre droit à la prime de Noël versée en décembre, que France Travail paie automatiquement à ses bénéficiaires lorsqu'ils ne touchent pas le RSA.
Peut-on garder son allocation chômage pendant une formation ?
Oui. Pendant une formation inscrite dans votre contrat d'engagement ou financée par votre CPF, l'ARE devient l'allocation d'aide au retour à l'emploi formation (AREF), dont le montant minimal est de 22,99 € par jour. Elle n'est soumise ni à la CSG ni à la CRDS, et la formation suspend le décompte de la dégressivité.
Se former pendant le chômage protège donc doublement les droits : l'allocation continue d'être versée, et pour les allocations élevées, la baisse de 30 % est repoussée d'autant. Pour une formation qualifiante d'au moins six mois qui n'est pas terminée à la fin des droits, le complément de fin de formation permet de la finir. Notre guide des formations pour les demandeurs d'emploi recense les financements possibles, de l'aide individuelle à la formation de France Travail au compte personnel de formation.
Qu'est-ce qui change pour l'allocation chômage en 2027 ?
Au 3 novembre 2026, aucun texte publié ne modifie le calcul ou la durée de l'ARE pour 2027 : la convention du 15 novembre 2024 et ses avenants continuent de s'appliquer. Les changements possibles portent sur la revalorisation de juillet 2027, l'indexation du différé spécifique au 1er janvier et le financement du régime, visé par le projet de loi de finances.
Le projet de loi de finances pour 2027, déposé à l'Assemblée nationale, prévoit de minorer de 2,0 milliards d'euros la fraction de TVA affectée à la Sécurité sociale, pour reprendre ce montant sur les excédents de l'Unédic. La mesure ne touche pas les allocations, mais l'Unédic a indiqué le 21 octobre 2026 qu'elle transformerait l'excédent prévu de 1,4 milliard d'euros en 2027 en un déficit de 0,6 milliard, alors que la dette du régime dépassera 61 milliards fin 2026. Ce prélèvement reste soumis au vote du budget.
- 1er avril 2025
Entrée en vigueur de la convention de 2024
Mensualisation sur 30 jours, fin de la dégressivité à partir de 55 ans, intercontrats limités à 70 %.
- 1er avril 2026
Seuil de cinq mois pour les primo-entrants
108 jours ou 758 heures pour les demandeurs sans droit ouvert depuis 20 ans.
- 30 juin 2026
Pas de revalorisation des allocations
Le conseil d'administration de l'Unédic maintient la partie fixe à 13,18 € et le minimum à 32,13 €.
- 1er septembre 2026
Durée plafonnée après une rupture conventionnelle
15 mois avant 55 ans, 20,5 mois ensuite.
- 10 novembre 2026À venir
Taux de chômage du troisième trimestre
Un taux de 9 % ou une hausse de 0,8 point déclencherait le complément de fin de droits.
- 1er janvier 2027À venir
Réindexation du diviseur du différé spécifique
Le diviseur de 111,8 suit l'évolution du plafond de la Sécurité sociale.
- 1er juillet 2027À venir
Revalorisation possible des allocations
Décision du conseil d'administration de l'Unédic, qui peut aussi décider un nouveau gel.
Le seuil de 62 € qui protège les petites allocations de la CSG suivra la prochaine revalorisation du SMIC, et l'âge du maintien des droits jusqu'à la retraite continue d'évoluer avec les générations. Nous mettrons cet article à jour après la publication de l'Insee du 10 novembre 2026, au vote définitif du budget pour 2027 et à chaque décision de l'Unédic sur les montants.
Ce qu'il faut faire dès la fin de votre contrat
Inscrivez-vous à France Travail dès le lendemain de la fin du contrat, même si vous savez qu'un différé s'appliquera : le délai d'attente ne court qu'à partir de l'inscription, et une inscription tardive repousse le premier paiement. Vérifiez sur l'attestation transmise par votre employeur le motif de la rupture, les salaires et les indemnités déclarés, puisque ce sont eux qui déterminent le SJR et les différés, et signalez toute erreur avant la notification de droits.
Si vous négociez une rupture conventionnelle ou une indemnité supra-légale, chiffrez à l'avance le différé qu'elle créera et, avant 55 ans, la perte de trois mois de droits par rapport à un licenciement. À partir de 55 ans après une rupture conventionnelle, préparez la demande de prolongation dans les deux mois qui précèdent le plafond. Pendant l'indemnisation, actualisez-vous dès le 28 de chaque mois, déclarez toute reprise d'activité et pensez à la formation, qui maintient l'allocation et retarde la dégressivité.
Sources officielles
Vérifiées le 3 novembre 2026- Circulaire Unédic n° 2026-06 relative à la réglementation d'assurance chômage applicable depuis le 1er septembre 2026 — Unédic, 22 octobre 2026
- Allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE), Durée d'indemnisation et Salaire de référence — Unédic, fiches mises à jour en octobre 2026
- Différé d'indemnisation spécifique, Démission et Droits rechargeables — Unédic
- Allocations d'assurance chômage : pas de revalorisation au 1er juillet 2026 — Unédic
- Assurance chômage : ce qui change le 1er septembre 2026 — Unédic, 31 août 2026
- Loi n° 2026-470 du 11 juin 2026 portant transposition de l'avenant n° 3 du 25 février 2026 au protocole d'accord du 10 novembre 2023 relatif à l'assurance chômage — Légifrance, JO du 12 juin 2026
- Textes de référence : article L. 5422-2 du Code du travail ; règlement général annexé à la convention d'assurance chômage du 15 novembre 2024 (articles 2 et 9 bis) ; avenant n° 2 du 10 avril 2026 à la convention d'assurance chômage, agréé par arrêté du 19 juin 2026 ; arrêté du 28 mars 2026 ; loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, article 105
- Prévisions financières de l'Assurance chômage, octobre 2026 — Unédic, 21 octobre 2026
- Projet de loi de finances pour 2027, article 49 — Assemblée nationale
- Au deuxième trimestre 2026, le taux de chômage augmente de 0,2 point et atteint 8,3 % — Insee, 7 août 2026
- Le calendrier des paiements et de l'actualisation 2026 — France Travail
- Montant du Smic — Service-public, vérifié le 1er juin 2026
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Questions fréquentes
L'allocation chômage est-elle imposable ?
Oui. L'allocation d'aide au retour à l'emploi est un revenu de remplacement imposable : France Travail applique le prélèvement à la source à chaque versement, au taux transmis par l'administration fiscale, et le montant annuel figure sur votre déclaration de revenus préremplie, à vérifier. Le montant prélevé dépend de votre taux de prélèvement, qui peut être nul si votre foyer n'est pas imposable. La CSG et la CRDS, elles, sont retenues à part par France Travail au-delà de 62 € par jour.
Les périodes de chômage comptent-elles pour la retraite ?
Oui. Selon l'Unédic, 50 jours de chômage indemnisé valident un trimestre d'assurance vieillesse, dans la limite de quatre trimestres par an. L'allocataire acquiert aussi des points de retraite complémentaire : c'est la contrepartie de la participation de 3 % du salaire journalier de référence retenue sur l'allocation. Le relevé de carrière, consultable sur le site de l'Assurance retraite, permet de vérifier que ces périodes ont bien été reportées.
Que devient l'allocation chômage pendant un arrêt maladie ?
Elle est interrompue. Le demandeur d'emploi indemnisé conserve sa protection sociale et perçoit des indemnités journalières de l'Assurance maladie s'il est malade ; France Travail déduit alors les jours d'arrêt du forfait mensuel de 30 allocations. Ces jours ne sont pas imputés sur les droits, dont la fin est décalée d'autant. L'arrêt doit être signalé à la fois à l'Assurance maladie et à France Travail, qui rapprochent leurs fichiers.
Peut-on toucher le chômage en partant vivre à l'étranger ?
Pendant trois mois au plus, et seulement vers un pays de l'Union européenne, de l'Espace économique européen, la Suisse ou le Royaume-Uni. Il faut s'inscrire comme demandeur d'emploi en France avant le départ, demander à France Travail le formulaire U2 et s'inscrire dans le pays d'arrivée. Au retour, le reliquat de droits reste disponible tant que le délai de déchéance, trois ans plus la durée des droits, n'est pas dépassé.
Combien de temps a-t-on pour s'inscrire après la fin du contrat ?
La demande d'allocation doit être déposée dans les 12 mois qui suivent la fin du contrat de travail : c'est le délai de forclusion. Il est allongé par certaines périodes, comme un arrêt maladie, un congé de maternité ou de paternité et, depuis le 1er juillet 2026, le congé supplémentaire de naissance. Attendre ne fait toutefois rien gagner, car le délai d'attente de 7 jours ne court qu'à partir de l'inscription.
Le chômage est-il versé pendant le préavis ou les congés payés restants ?
Non. Pendant le préavis, même non effectué mais payé, le contrat court toujours et aucune allocation n'est due. Les congés payés non pris et indemnisés au départ créent ensuite un différé égal à l'indemnité compensatrice divisée par le salaire journalier de référence, plafonné à 30 jours. L'indemnisation ne commence qu'après ce différé, l'éventuel différé lié aux indemnités supra-légales et les 7 jours d'attente.
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