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    Métiers en tension en 2026 : liste complète et secteurs qui recrutent

    Liste des métiers en tension 2026 : taux de difficulté BMO par métier, secteurs, régions, arrêté du 21 mai 2025, titre de séjour et formations.

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    Métiers en tension en 2026 : liste complète et secteurs qui recrutent

    Mise à jour le 3 octobre 2026 : données de l'enquête BMO 2026 et liste officielle de l'arrêté du 21 mai 2025.

    Les employeurs prévoient près de 2,3 millions de recrutements en 2026, et 43,8 % de ces projets sont jugés difficiles selon l'enquête Besoins en main-d'œuvre 2026 de France Travail. La tension recule par rapport à 2025, mais elle reste très forte dans le bâtiment, la mécanique, le soin et les métiers de bouche, où deux recrutements sur trois posent problème.

    Ce guide réunit les deux listes qui comptent : le classement statistique de l'enquête BMO, métier par métier et région par région, et la liste juridique de l'arrêté du 21 mai 2025, qui sert aux autorisations de travail et aux titres de séjour. Les taux par métier ont été calculés à partir de la base open data BMO 2026 publiée par France Travail.

    L'essentiel

    • En 2026, les employeurs prévoient 2,275 millions de projets de recrutement, dont 43,8 % jugés difficiles (contre 50,1 % en 2025).
    • La construction reste le secteur le plus tendu, avec 65 % de recrutements difficiles.
    • Les couvreurs (79 %), les médecins (78 %), les chaudronniers (77 %) et les mécaniciens automobiles (72 %) figurent parmi les métiers les plus difficiles à pourvoir.
    • La liste officielle est fixée par l'arrêté du 21 mai 2025, région par région ; elle remplace la liste de 2021.
    • La régularisation par le travail dans un métier en tension (article L. 435-4 du CESEDA) prend fin le 31 décembre 2026, sauf prolongation.

    Qu'est-ce qu'un métier en tension ?

    Un métier en tension est un métier dans lequel les entreprises n'arrivent pas à recruter autant qu'elles le souhaitent, faute de candidats disponibles ou suffisamment qualifiés. En France, la tension se mesure chaque année par le taux de difficulté de l'enquête BMO de France Travail, et elle a une traduction juridique : la liste régionale de l'arrêté du 21 mai 2025.

    Ces deux références ne répondent pas à la même question. L'enquête BMO interroge chaque automne les employeurs (2,2 millions d'établissements entrent dans son champ) sur leurs projets d'embauche de l'année suivante et leur demande si chaque recrutement leur paraît difficile. Le taux de difficulté d'un métier correspond donc à la part des projets que les employeurs eux-mêmes jugent compliqués à mener. C'est l'indicateur le plus cité, celui que reprennent les régions, les branches et les OPCO pour orienter leurs financements.

    L'arrêté du 21 mai 2025 a une autre fonction. Pris en application de l'article L. 414-13 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), il dresse pour chaque région la liste des métiers pour lesquels un employeur peut recruter un salarié étranger sans que la situation de l'emploi lui soit opposée. Cette liste sert aussi de base à la régularisation des travailleurs sans papiers. Un métier peut donc être très tendu dans l'enquête BMO sans figurer dans l'arrêté, et inversement.

    2,275 Mprojets de recrutementprévus par les employeurs en 2026, en baisse de 6,5 % sur un an (BMO 2026)
    43,8 %jugés difficilespart des projets 2026 que les employeurs estiment difficiles à pourvoir
    65 %dans la constructionle secteur où les difficultés de recrutement sont les plus fortes
    69 400aides à domicileprojets de recrutement en 2026, dont 62 % jugés difficiles

    Les métiers les plus en tension en 2026

    Le tableau ci-dessous classe les métiers selon leur taux de difficulté de recrutement dans l'enquête BMO 2026, en ne retenant que ceux qui comptent au moins 3 000 projets d'embauche à l'échelle nationale. Il fait apparaître un profil très net : des métiers techniques et qualifiés, souvent manuels, accessibles par un CAP, un bac professionnel ou un BTS.

    RangMétier (nomenclature BMO)Difficulté 2026Projets 2026
    1Ouvriers qualifiés de l'usinage80 %5 100
    2Couvreurs79 %8 900
    3Médecins78 %8 500
    4Carrossiers automobiles78 %5 600
    5Chaudronniers et tôliers77 %4 900
    6Charpentiers (métal et bois)74 %6 100
    7Mécaniciens de véhicules72 %19 500
    8Chefs cuisiniers72 %7 400
    9Bouchers72 %5 900
    10Techniciens de maintenance industrielle72 %3 500
    11Conducteurs de travaux et chefs de chantier (non cadres)71 %6 900
    12Maçons qualifiés70 %14 600
    13Menuisiers et agenceurs du BTP70 %9 000
    14Soudeurs69 %4 700
    15Plombiers chauffagistes67 %10 900
    16Coiffeurs et esthéticiens67 %14 600
    17Aides à domicile et auxiliaires de vie62 %69 400
    18Infirmiers et sages-femmes60 %36 500
    19Formateurs59 %15 500
    20Aides-soignants57 %62 000

    Calcul Opco Direct d'après la base open data BMO 2026 de France Travail. Les effectifs couverts par le secret statistique ne sont pas diffusés, ce qui peut faire varier les taux d'un point environ.

    Deux métiers à faible effectif dépassent ces niveaux : les géomètres (84 % de recrutements difficiles) et les techniciens du froid et de la climatisation (81 %), dont les compétences sont recherchées par toute la filière des pompes à chaleur. À l'inverse, certains métiers qui recrutent massivement sont peu tendus : les serveurs (42 %), les aides de cuisine (36 %) ou les viticulteurs et arboriculteurs (33 %), où l'emploi saisonnier domine.

    Liste des métiers en tension par secteur

    Les fourchettes de salaire indiquées dans les tableaux sont des ordres de grandeur bruts annuels. Elles varient selon la région, la convention collective, la taille de l'entreprise et l'expérience ; la grille de votre branche reste la référence pour un premier salaire.

    BTP et construction : le secteur le plus tendu

    Avec 65 % de recrutements difficiles, la construction arrive en tête des secteurs dans l'enquête BMO 2026. La pénurie concerne aussi bien les ouvriers qualifiés que l'encadrement de chantier, et elle touche toutes les régions, y compris celles où la tension globale est plus faible.

    MétierDifficulté 2026Projets 2026Salaire salariéFormation
    Couvreur79 %8 90027 000–38 000 €CAP Couvreur (2 ans)
    Charpentier74 %6 10026 000–38 000 €CAP Charpentier bois (2 ans)
    Chef de chantier71 %6 90038 000–55 000 €BTS Bâtiment ou expérience
    Maçon70 %14 60025 000–36 000 €CAP Maçon (2 ans)
    Menuisier70 %9 00026 000–38 000 €CAP Menuisier (2 ans)
    Plombier-chauffagiste67 %10 90027 000–40 000 €CAP Monteur en installations sanitaires
    Carreleur65 %6 90025 000–36 000 €CAP Carreleur mosaïste (2 ans)
    Électricien du bâtiment62 %10 80025 000–38 000 €CAP Électricien (2 ans)
    Conducteur de travaux62 %6 50045 000–65 000 €BTS, licence pro ou ingénieur
    Conducteur d'engins de chantier58 %6 20027 000–38 000 €Titre pro + CACES
    Peintre en bâtiment55 %7 30023 000–33 000 €CAP Peintre applicateur de revêtements
    Géomètre-topographe84 %46030 000–48 000 €BTS Géomètre-topographe

    Les maçons, les peintres et les ouvriers du second œuvre figurent aussi dans la quasi-totalité des listes régionales de l'arrêté du 21 mai 2025. Côté financement, l'OPCO Constructys prend en charge l'apprentissage et les formations des salariés du secteur ; notre guide de l'OPCO du BTP détaille ses dispositifs.

    Santé, médico-social et aide à la personne

    Le secteur santé, action sociale et services à la personne concentre le plus grand nombre de projets de recrutement en 2026, avec environ 322 000 embauches prévues dont 54 % jugées difficiles. La revalorisation du Ségur de la santé (183 € nets par mois pour les personnels concernés) n'a pas suffi à combler l'écart entre les besoins et les candidats.

    MétierDifficulté 2026Projets 2026RémunérationFormation
    Médecin78 %8 50070 000–120 000 €9 à 11 ans d'études
    Kinésithérapeute et autres paramédicaux67 %6 20035 000–65 000 €4 à 5 ans d'études
    Aide à domicile, auxiliaire de vie62 %69 40019 000–24 000 €Titre pro ADVF
    Infirmier et sage-femme60 %36 50027 000–40 000 €Diplôme d'État (3 à 5 ans)
    Accompagnant éducatif et social59 %7 90021 000–27 000 €DEAES (1 an)
    Technicien de laboratoire, préparateur58 %7 20025 000–35 000 €BTS ou BUT (2 à 3 ans)
    Aide-soignant57 %62 00022 000–28 000 €DEAS (1 an)
    Éducateur spécialisé51 %23 90024 000–32 000 €Diplôme d'État (3 ans)

    Pour une reconversion, les métiers d'aide à domicile et d'aide-soignant restent les plus accessibles : aucune condition de diplôme pour entrer en formation, un cursus de six mois à un an et des financements fréquents de France Travail ou de la Région. Les aides à domicile apparaissent dans toutes les listes régionales de l'arrêté de 2025.

    Hôtellerie, restauration et métiers de bouche

    L'hôtellerie-restauration prévoit environ 319 000 recrutements en 2026, avec 44 % de difficultés. La moyenne masque deux réalités : les postes peu qualifiés et saisonniers se pourvoient plutôt bien, alors que les professionnels confirmés de la cuisine et des métiers de bouche manquent partout.

    MétierDifficulté 2026Projets 2026Salaire débutantFormation
    Chef cuisinier72 %7 40026 000–32 000 €Expérience + BP Arts de la cuisine
    Boucher72 %5 90021 000–26 000 €CAP Boucher (2 ans)
    Agent de maîtrise de la restauration64 %3 30024 000–28 000 €BTS Management en hôtellerie-restauration
    Cuisinier57 %51 50022 000–26 000 €CAP Cuisine (2 ans)
    Boulanger, pâtissier53 %14 50021 000–27 000 €CAP Boulanger ou Pâtissier (2 ans)
    Employé de l'hôtellerie46 %49 20021 000–25 000 €CAP ou titre pro
    Serveur42 %93 80020 000–24 000 €CAP Commercialisation et services en HCR

    Les cuisiniers, les employés de l'hôtellerie et, dans la plupart des régions, les serveurs et les aides de cuisine figurent dans l'arrêté du 21 mai 2025, ce qui en fait l'un des premiers secteurs concernés par le recrutement de salariés étrangers.

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    Industrie, mécanique et maintenance

    L'industrie prévoit environ 211 000 recrutements en 2026, avec 48 % de difficultés. Les métiers de la métallurgie et de la maintenance sont ceux où l'écart entre offre et demande est le plus marqué, et la mécanique automobile s'y ajoute avec près de 19 500 projets pour les seuls mécaniciens.

    MétierDifficulté 2026Projets 2026Salaire juniorFormation
    Technicien frigoriste (froid et climatisation)81 %2 95027 000–36 000 €CAP ou BTS Froid + attestation fluides
    Ouvrier qualifié en usinage80 %5 10025 000–32 000 €Bac pro Technicien en réalisation de produits mécaniques
    Carrossier automobile78 %5 60022 000–28 000 €CAP Réparation des carrosseries
    Chaudronnier, tôlier77 %4 90025 000–33 000 €CAP ou bac pro Chaudronnerie
    Mécanicien automobile72 %19 50022 000–28 000 €CAP Maintenance des véhicules
    Technicien de maintenance industrielle72 %3 50028 000–34 000 €BTS Maintenance des systèmes
    Technicien en électricité et électronique71 %3 10027 000–35 000 €BTS Électrotechnique
    Soudeur69 %4 70026 000–34 000 €CAP ou titre pro Soudeur
    Ouvrier de maintenance68 %14 20023 000–30 000 €CAP ou bac pro MSPC

    Les soudeurs, les ouvriers de l'usinage et les régleurs reviennent dans de nombreuses listes régionales, notamment en Auvergne-Rhône-Alpes, en Bretagne, en Pays de la Loire et en Centre-Val de Loire. Pour les entreprises du secteur, le financement des formations passe par l'OPCO 2i, celui des garages et des carrossiers par l'OPCO Mobilités.

    Transport et logistique

    Le transport est moins tendu que ne le laisse penser son image de secteur en pénurie : les conducteurs routiers affichent 54 % de recrutements difficiles en 2026, au-dessus de la moyenne nationale mais loin du bâtiment. Ce sont les conducteurs de bus et de cars qui manquent le plus.

    MétierDifficulté 2026Projets 2026SalairePermis / formation
    Conducteur de bus et de car61 %12 20025 000–34 000 €Permis D + FIMO voyageurs
    Conducteur routier54 %26 90028 000–38 000 €Permis C ou CE + FIMO
    Conducteur de véhicule léger52 %11 60021 000–26 000 €Permis B
    Livreur courte distance40 %14 90021 000–26 000 €Permis B
    Magasinier qualifié36 %8 30021 000–27 000 €CAP ou titre pro
    Cariste35 %6 10021 000–27 000 €CACES R489

    Le permis poids lourd et la FIMO s'obtiennent en quelques mois et sont souvent financés par les entreprises de transport elles-mêmes, via l'OPCO Mobilités ou une préparation opérationnelle à l'emploi avec France Travail. Notre guide de l'OPCO Mobilités présente les prises en charge du secteur.

    Numérique et informatique

    Le numérique ne manque pas de candidats, mais de profils opérationnels. Les ingénieurs et cadres en études et développement informatique affichent 57 % de recrutements difficiles en 2026, pour plus de 18 000 projets, alors que les techniciens de développement sont proches de la moyenne nationale.

    ProfilDifficulté 2026Projets 2026Salaire juniorFormation
    Ingénieur ou cadre en développement informatique57 %18 10040 000–45 000 €Bac+5 (école ou master)
    Technicien support et exploitation informatique48 %7 70026 000–32 000 €BTS SIO ou titre pro
    Expert et consultant en systèmes d'information45 %4 80040 000–48 000 €Bac+5
    Chef de projet informatique45 %2 20042 000–50 000 €Bac+5 ou expérience
    Technicien d'étude et de développement43 %9 30030 000–38 000 €Bac+2 à bac+3, titre pro

    Les ingénieurs en développement informatique figurent dans l'arrêté de plusieurs régions, dont l'Île-de-France, l'Occitanie, les Hauts-de-France et les Pays de la Loire. Notre guide pour devenir développeur web détaille les voies d'accès, du titre professionnel au diplôme d'ingénieur.

    Agriculture, pêche et agroalimentaire

    L'agriculture recrute beaucoup, avec environ 193 000 projets en 2026, mais la difficulté y est plus faible que la moyenne (39 %), parce qu'une grande partie des embauches est saisonnière. La tension se concentre sur les postes qualifiés et permanents, ainsi que sur la pêche.

    MétierDifficulté 2026Projets 2026RémunérationFormation
    Technicien du contrôle qualité72 %2 30028 000–40 000 €BTS ou BUT
    Pêcheur, aquaculteur59 %5 000Variable selon la pêcheCAP Matelot
    Ouvrier qualifié des industries agroalimentaires52 %11 60022 000–28 000 €CAP ou bac pro
    Éleveur salarié49 %7 00021 000–27 000 €CAPA ou bac pro CGEA
    Maraîcher, horticulteur49 %23 40020 000–28 000 €CAPA Métiers de l'agriculture
    Agriculteur salarié41 %81 90020 000–26 000 €CAPA ou bac pro
    Viticulteur, arboriculteur33 %83 80020 000–26 000 €CAPA Métiers de l'agriculture

    Ce secteur illustre bien l'écart entre les deux listes : les maraîchers, éleveurs, viticulteurs et agriculteurs salariés figurent dans toutes les listes régionales de l'arrêté de 2025, alors que leur taux de difficulté BMO est inférieur à la moyenne. L'arrêté tient compte des besoins de main-d'œuvre étrangère du secteur, notamment saisonniers, et pas seulement du ressenti des employeurs.

    La liste officielle : l'arrêté du 21 mai 2025

    La liste officielle des métiers en tension est fixée par l'arrêté du 21 mai 2025 relatif aux métiers et zones géographiques caractérisés par des difficultés de recrutement, publié au Journal officiel le 22 mai 2025. Son article 1er abroge l'arrêté du 1er avril 2021, que de nombreux sites citent encore. Les listes établies avant mai 2025 ne sont donc plus applicables.

    Le texte comporte deux annexes. L'annexe I dresse la liste des métiers par région, selon la nomenclature des familles professionnelles (FAP) ; l'annexe II établit la correspondance avec les codes ROME de France Travail, ce qui permet de vérifier si une offre d'emploi précise relève bien de la liste. Les métiers sont donc désignés par familles (« Ouvriers qualifiés de la peinture et de la finition du bâtiment », « Aides à domicile et aides ménagères ») et non par intitulés de poste.

    Dans les listes régionales que nous avons comparées, plusieurs familles reviennent systématiquement : les aides à domicile et aides ménagères, les cuisiniers, les employés de l'hôtellerie, les employés de maison, les agriculteurs, éleveurs, maraîchers et viticulteurs salariés. Les autres familles varient selon le tissu économique : la pêche sur les façades maritimes, la sylviculture en Centre-Val de Loire et en Nouvelle-Aquitaine, l'informatique et l'ingénierie en Île-de-France.

    La liste a deux usages concrets. Pour un employeur, elle dispense de démontrer que le poste n'a pu être pourvu localement lorsqu'il demande une autorisation de travail pour un salarié étranger. Pour un travailleur étranger déjà présent en France, elle détermine les emplois qui ouvrent droit à la régularisation de l'article L. 435-4 du CESEDA.

    Les métiers en tension par région

    Le niveau de tension varie fortement d'une région à l'autre. L'Île-de-France concentre le plus grand nombre de projets mais la part la plus faible de recrutements difficiles, alors que les régions de l'Ouest et la Nouvelle-Aquitaine dépassent 48 %.

    RégionProjets 2026 (environ)Recrutements difficiles
    Île-de-France387 00035 %
    Auvergne-Rhône-Alpes250 00047 %
    Nouvelle-Aquitaine245 00049 %
    Provence-Alpes-Côte d'Azur214 00038 %
    Occitanie197 00040 %
    Grand Est159 00045 %
    Pays de la Loire152 00049 %
    Hauts-de-France149 00042 %
    Bretagne129 00048 %
    Normandie98 00047 %
    Bourgogne-Franche-Comté83 00046 %
    Centre-Val de Loire79 00042 %

    Calcul Opco Direct d'après la base open data BMO 2026, hors données soumises au secret statistique : les totaux régionaux sont légèrement inférieurs aux chiffres publiés par France Travail.

    Île-de-France

    La région prévoit environ 387 000 recrutements, dont 35 % jugés difficiles. Les difficultés les plus fortes portent sur les carrossiers automobiles (76 %), les chefs cuisiniers (75 %), les professions paramédicales (75 %), les menuisiers du BTP (74 %) et les médecins (73 %). La liste francilienne de l'arrêté de 2025 est la plus orientée vers les métiers qualifiés : infirmiers, aides-soignants, couvreurs, techniciens en électricité, ingénieurs du bâtiment et ingénieurs informatiques y figurent.

    Auvergne-Rhône-Alpes

    Avec environ 250 000 projets et 47 % de difficultés, la région combine une forte saisonnalité touristique et une base industrielle importante. Les couvreurs atteignent 89 % de recrutements difficiles, devant les techniciens du contrôle qualité (89 %), les ouvriers de l'usinage (85 %), les chaudronniers (84 %) et les conducteurs de travaux (83 %). L'arrêté y retient notamment les soudeurs, les maçons, les charpentiers métalliques, les bouchers, les chefs cuisiniers et les formateurs.

    Nouvelle-Aquitaine

    La région affiche l'un des taux de difficulté les plus élevés de métropole, 49 % pour environ 245 000 projets. Les médecins (88 %), les couvreurs (84 %), les infirmiers et sages-femmes (83 %) et les plombiers chauffagistes (83 %) y sont particulièrement recherchés. La liste régionale comprend les aides-soignants, les maçons, les soudeurs, les pêcheurs, les bûcherons et sylviculteurs, les formateurs et les animateurs sportifs.

    Occitanie

    L'Occitanie prévoit environ 197 000 recrutements, avec 40 % de difficultés. Les médecins (80 %), les ouvriers de maintenance (77 %), les mécaniciens automobiles (77 %), les formateurs (70 %) et les aides à domicile (64 %) arrivent en tête. L'arrêté régional cite notamment les couvreurs, les maçons, les bouchers, les chefs cuisiniers, les infirmiers, les soudeurs, les serveurs et les ingénieurs informatiques.

    Hauts-de-France

    Les Hauts-de-France comptent environ 149 000 projets et 42 % de difficultés. Les plombiers chauffagistes (77 %), les mécaniciens automobiles (70 %), les cuisiniers, les agents de sécurité et les formateurs (67 % chacun) sont les plus difficiles à recruter. La liste régionale inclut les infirmiers, les aides-soignants, les maçons, les chefs cuisiniers, les chercheurs et plusieurs familles d'ingénieurs informatiques et télécoms.

    Grand Est

    Le Grand Est prévoit environ 159 000 recrutements, dont 45 % difficiles, avec un poids important de la viticulture (près de 20 600 projets). Les difficultés les plus marquées concernent les mécaniciens automobiles et les maçons (80 %), les aides à domicile (78 %), les ouvriers de façade et d'isolation (74 %) et les cuisiniers (70 %).

    Pays de la Loire

    Avec 49 % de recrutements difficiles pour environ 152 000 projets, les Pays de la Loire figurent parmi les régions les plus tendues. Les maçons atteignent 86 %, devant les conducteurs de cars (77 %), les coiffeurs et esthéticiens (76 %) et les mécaniciens automobiles (73 %). L'arrêté y retient notamment les maçons, les soudeurs, les pêcheurs, les techniciens en électricité, les chercheurs et les ouvriers de l'assainissement et du traitement des déchets.

    Bretagne

    La Bretagne prévoit environ 129 000 recrutements, dont 48 % difficiles. Les couvreurs (90 %) et les maçons (87 %) y sont les métiers les plus tendus, suivis des mécaniciens automobiles, des pêcheurs et aquaculteurs et des ouvriers de maintenance (77 à 79 %). La liste bretonne de l'arrêté met l'accent sur l'agroalimentaire, la pêche, la soudure, la charpente métallique et la maintenance mécanique.

    Centre-Val de Loire

    La région compte environ 79 000 projets et 42 % de difficultés. Les mécaniciens automobiles (82 %), les cuisiniers (68 %) et les conducteurs routiers (59 %) sont les plus difficiles à recruter. L'arrêté régional retient notamment les bûcherons et sylviculteurs, les charpentiers bois, les bouchers, les soudeurs, les techniciens comptables et les techniciens en électricité.

    Autres régions

    En Provence-Alpes-Côte d'Azur (38 % de difficultés), ce sont les ingénieurs informatiques (63 %), les chefs cuisiniers (62 %) et les aides à domicile (59 %) qui manquent le plus. En Normandie (47 %), les pêcheurs et aquaculteurs atteignent 84 %, devant les mécaniciens automobiles et les infirmiers. En Bourgogne-Franche-Comté (46 %), les aides à domicile (77 %) et les mécaniciens automobiles (73 %) arrivent en tête. Les chiffres détaillés par bassin d'emploi sont consultables sur le site statistique BMO de France Travail.

    Métier en tension et titre de séjour

    L'article L. 435-4 du CESEDA, créé par la loi du 26 janvier 2024 pour contrôler l'immigration, permet à un étranger en situation irrégulière qui travaille dans un métier en tension de demander une carte de séjour temporaire. Il s'agit d'une admission exceptionnelle au séjour : même lorsque les conditions sont réunies, le préfet conserve un pouvoir d'appréciation.

    Les conditions sont cumulatives :

    • justifier d'au moins trois ans de résidence ininterrompue en France ;
    • avoir exercé une activité salariée dans un métier de la liste régionale pendant au moins 12 mois, consécutifs ou non, au cours des 24 derniers mois ;
    • occuper un emploi relevant de cette liste à la date de la demande, dans la région concernée ;
    • respecter les principes de la République.

    La carte délivrée porte la mention « travailleur temporaire » ou « salarié » selon le contrat, pour une durée d'un an. La demande se dépose auprès de la préfecture du lieu de résidence, en ligne via l'ANEF ou par courrier selon les départements, avec les bulletins de paie, l'attestation de l'employeur et les justificatifs de résidence. Le métier exercé doit figurer dans la liste de l'arrêté du 21 mai 2025 pour la région où se situe l'emploi, et non dans une autre région.

    Les métiers en tension de la transition écologique

    La rénovation énergétique et le déploiement des pompes à chaleur ne forment pas une catégorie à part dans l'enquête BMO, mais les métiers qui les portent figurent parmi les plus tendus. Les techniciens du froid et de la climatisation, qui installent et entretiennent les pompes à chaleur, affichent 81 % de recrutements difficiles. Les couvreurs, sollicités pour les toitures photovoltaïques et l'isolation des combles, sont à 79 %, les ouvriers de façade et d'isolation à 68 % et les électriciens du bâtiment à 62 %.

    MétierDifficulté 2026Lien avec la transitionFormation
    Technicien froid et climatisation81 %Pompes à chaleur, climatisationCAP ou BTS Froid + attestation fluides
    Couvreur79 %Isolation des toitures, photovoltaïqueCAP Couvreur
    Ouvrier façade, étanchéité, isolation68 %Isolation thermique par l'extérieurCAP Étancheur ou titre pro
    Plombier-chauffagiste67 %Chaudières, PAC, eau chaude solaireCAP ou bac pro
    Électricien du bâtiment62 %Photovoltaïque, bornes de rechargeCAP ou bac pro MELEC

    Pour les entreprises qui veulent réaliser des chantiers aidés, ces métiers s'accompagnent souvent d'une qualification RGE ou d'habilitations spécifiques, ce qui renforce encore la valeur des profils formés.

    Comment se reconvertir dans un métier en tension

    Un métier en tension modifie le rapport de force. Les employeurs acceptent plus volontiers les profils en reconversion, financent une partie de la formation et recrutent parfois avant même l'obtention du diplôme. Encore faut-il choisir un métier compatible avec vos contraintes : horaires, pénibilité physique, mobilité, niveau de salaire acceptable.

    La démarche la plus efficace se déroule en trois temps. Commencez par croiser votre région avec les tableaux ci-dessus pour repérer les métiers où la tension est réelle près de chez vous. Choisissez ensuite la certification la plus courte qui ouvre l'accès au métier, souvent un CAP, un titre professionnel du ministère du Travail ou une formation qualifiante reconnue par la branche. Contactez enfin les employeurs pendant la formation : dans les métiers les plus tendus, l'apprentissage, le contrat de professionnalisation ou une préparation opérationnelle à l'emploi permettent d'être recruté avant la certification.

    Côté financement, plusieurs voies existent selon votre situation :

    Pour identifier l'OPCO dont dépend l'entreprise qui vous recrute, notre outil de recherche donne la réponse à partir du SIRET ou du code APE. Le guide de la reconversion professionnelle récapitule l'ensemble des dispositifs.

    Ce qui va changer en 2027

    Plusieurs échéances vont modifier la donne au cours des prochains mois. La plus proche concerne la régularisation par le travail, dont la base légale expire à la fin de l'année. Viendront ensuite la nouvelle enquête BMO et, pour les salariés qui se forment avec leur CPF, la hausse annoncée du reste à charge, détaillée dans notre article sur le reste à charge CPF en 2027.

    1. 22 mai 2025

      Nouvelle liste officielle par région

      L'arrêté du 21 mai 2025 remplace la liste de 2021 et fixe les métiers en tension région par région.

    2. 21 avril 2026

      Publication de l'enquête BMO 2026

      2,275 millions de projets de recrutement, dont 43,8 % jugés difficiles.

    3. 31 décembre 2026En ce moment

      Fin de la régularisation L. 435-4

      Sauf prolongation par le Parlement, le titre de séjour « métiers en tension » ne peut plus être demandé sur ce fondement à partir du 1er janvier 2027.

    4. 2027À venir

      Hausse possible du reste à charge CPF

      Le projet de loi de finances pour 2027 prévoit une participation pouvant atteindre 350 € pour certaines formations financées par le CPF.

    5. Printemps 2027À venir

      Enquête BMO 2027

      France Travail publiera les nouveaux taux de difficulté par métier et par région ; cet article sera mis à jour à sa sortie.

    À plus long terme, les départs à la retraite dans les métiers techniques et l'essor de la rénovation énergétique devraient maintenir la tension dans le bâtiment, la maintenance et le froid, même si le ralentissement des embauches observé en 2026 se prolonge.

    Sources officielles

    Vérifiées le 3 octobre 2026

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    Questions fréquentes

    Qu'est-ce qu'un métier en tension ?

    Un métier en tension est un métier pour lequel les employeurs peinent à recruter, parce que les candidats qualifiés manquent face au nombre de postes à pourvoir. En France, la mesure de référence est le taux de difficulté de l'enquête BMO de France Travail. La notion a aussi une portée juridique : l'arrêté du 21 mai 2025 fixe, région par région, la liste officielle utilisée pour les autorisations de travail des étrangers.

    Quelle est la liste officielle des métiers en tension en 2026 ?

    La liste officielle en vigueur est celle de l'arrêté du 21 mai 2025, publié au Journal officiel le 22 mai 2025. Il a abrogé l'arrêté du 1er avril 2021 et établit une liste par région. On y retrouve partout les aides à domicile, les cuisiniers, les employés de l'hôtellerie, les maraîchers, les éleveurs et les viticulteurs salariés, complétés selon les régions par des métiers du bâtiment, de l'industrie, de la santé ou de l'informatique.

    Quels sont les métiers les plus en tension en 2026 ?

    D'après l'enquête BMO 2026 de France Travail, les taux de difficulté les plus élevés concernent les ouvriers qualifiés de l'usinage (80 %), les couvreurs (79 %), les médecins et les carrossiers (78 %), les chaudronniers (77 %), les charpentiers (74 %) et les mécaniciens automobiles (72 %). En volume, les aides à domicile cumulent près de 69 400 projets de recrutement avec 62 % de difficultés.

    Les métiers en tension sont-ils les mêmes dans toutes les régions ?

    Non. L'arrêté du 21 mai 2025 fixe une liste différente pour chaque région et l'enquête BMO montre des écarts nets : environ 35 % de recrutements difficiles en Île-de-France contre près de 49 % en Nouvelle-Aquitaine et en Pays de la Loire. Le bâtiment et la mécanique automobile sont tendus presque partout, l'informatique surtout en Île-de-France, la pêche en Bretagne et en Normandie.

    Peut-on obtenir un titre de séjour avec un métier en tension ?

    Oui, jusqu'au 31 décembre 2026. L'article L. 435-4 du CESEDA permet de demander une carte de séjour temporaire d'un an si vous résidez en France depuis au moins trois ans, avez travaillé au moins 12 mois sur les 24 derniers mois dans un métier de la liste régionale et occupez un tel emploi au moment de la demande. Le préfet garde un pouvoir d'appréciation.

    Le dispositif métiers en tension s'arrête-t-il en 2027 ?

    La régularisation prévue à l'article L. 435-4 du CESEDA est expérimentale et s'applique jusqu'au 31 décembre 2026, sauf prolongation votée par le Parlement. La liste de l'arrêté du 21 mai 2025 reste en revanche en vigueur pour les autorisations de travail, et l'enquête BMO 2027 de France Travail est attendue au printemps 2027.

    Comment financer une formation vers un métier en tension ?

    Les salariés peuvent mobiliser leur CPF (avec une participation de 150 € depuis le 2 avril 2026), un projet de transition professionnelle ou le plan de développement des compétences de leur employeur. Les demandeurs d'emploi passent par France Travail (AIF, POEI, AFPR) ou les formations financées par la Région. L'apprentissage et le contrat de professionnalisation restent la voie la plus directe vers les métiers du bâtiment, de l'industrie et de la restauration.

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    Nicolas Boulinot

    À propos de l'auteur

    Nicolas Boulinot

    Expert formation professionnelle & financement OPCO

    Spécialiste du financement de la formation en France, Nicolas accompagne les dirigeants et responsables RH dans l'optimisation de leurs dispositifs OPCO, CPF et alternance.

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