Mise à jour le 3 octobre 2026 : barème en vigueur et évolution des prix des carburants jusqu'en août 2026.
Le barème kilométrique n'a pas bougé depuis 2023 : celui qui s'applique aux revenus 2025, déclarés au printemps 2026, est le même que pour les revenus 2023 et 2024. Mais les prix à la pompe ont flambé en 2026. Selon les relevés de l'Insee, le gazole a coûté en moyenne 2,00 € le litre entre janvier et août 2026, contre 1,64 € un an plus tôt, soit 22 % de plus. La question d'une revalorisation pour les revenus 2026, déclarés en 2027, est donc ouverte.
Ce guide présente le barème en vigueur pour les voitures et les deux-roues, des exemples calculés selon la distance, la majoration pour les véhicules électriques, le choix entre frais réels et abattement de 10 %, le remboursement des indemnités kilométriques par l'employeur, et notre projection pour 2027.
L'essentiel
- Le barème kilométrique est inchangé depuis l'arrêté du 27 mars 2023 : il s'applique aux revenus 2023, 2024 et 2025.
- Pour une voiture de 5 CV qui parcourt 10 000 km professionnels par an, les frais déductibles sont de 4 965 €.
- Les véhicules 100 % électriques bénéficient d'une majoration de 20 %.
- De janvier à août 2026, le gazole est en hausse de 22 % et le SP98 de 10 % sur un an, ce qui rend probable un débat sur la revalorisation du barème des revenus 2026.
- Le barème sert aussi de plafond d'exonération pour les indemnités kilométriques versées par l'employeur.
Qu'est-ce que le barème kilométrique ?
Le barème kilométrique est un tableau publié chaque année par l'administration fiscale qui évalue forfaitairement le coût d'utilisation d'un véhicule selon sa puissance fiscale et la distance parcourue. Il sert aux salariés qui déclarent leurs frais réels, aux employeurs qui remboursent des déplacements avec le véhicule personnel du salarié, et à certains indépendants. Le barème 2026 est identique à celui de 2023.
Le montant obtenu couvre forfaitairement l'ensemble des coûts du véhicule : la dépréciation, les réparations et l'entretien, les pneumatiques, la consommation de carburant et les primes d'assurance. Il n'est donc pas possible de déduire en plus les factures de carburant ou d'entretien. En revanche, les frais de péage, de stationnement et, au prorata de l'usage professionnel, les intérêts d'un emprunt contracté pour acheter le véhicule peuvent s'ajouter.
Le barème est fixé par arrêté du ministre chargé du Budget et repris dans le Bulletin officiel des finances publiques. La puissance retenue est la puissance administrative indiquée sur la carte grise (rubrique P.6), plafonnée à 7 CV : un véhicule de 8 CV ou plus utilise la ligne des 7 CV et plus.
Barème kilométrique 2026 pour les voitures
Le barème applicable aux revenus 2025, à utiliser pour la déclaration de 2026, est le suivant. La lettre d désigne la distance parcourue à titre professionnel dans l'année, en kilomètres.
| Puissance fiscale | Jusqu'à 5 000 km | De 5 001 à 20 000 km | Au-delà de 20 000 km |
|---|---|---|---|
| 3 CV et moins | d × 0,529 | (d × 0,316) + 1 065 | d × 0,370 |
| 4 CV | d × 0,606 | (d × 0,340) + 1 330 | d × 0,407 |
| 5 CV | d × 0,636 | (d × 0,357) + 1 395 | d × 0,427 |
| 6 CV | d × 0,665 | (d × 0,374) + 1 457 | d × 0,447 |
| 7 CV et plus | d × 0,697 | (d × 0,394) + 1 515 | d × 0,470 |
Source : barème fixé par l'arrêté du 27 mars 2023, reconduit pour les revenus 2024 et 2025.
La tranche intermédiaire combine un tarif au kilomètre plus faible et une somme fixe, ce qui assure la continuité entre les tranches : avec une voiture de 5 CV, 5 000 km donnent 3 180 € avec la première formule comme avec la deuxième. Le coût par kilomètre baisse à mesure que la distance augmente, puisque les frais fixes (assurance, dépréciation) se répartissent sur davantage de kilomètres.
Montants selon la distance parcourue
Le tableau suivant donne directement les frais déductibles pour les distances les plus courantes, arrondis à l'euro.
| Distance annuelle | 3 CV | 4 CV | 5 CV | 6 CV | 7 CV et plus |
|---|---|---|---|---|---|
| 3 000 km | 1 587 € | 1 818 € | 1 908 € | 1 995 € | 2 091 € |
| 5 000 km | 2 645 € | 3 030 € | 3 180 € | 3 325 € | 3 485 € |
| 8 000 km | 3 593 € | 4 050 € | 4 251 € | 4 449 € | 4 667 € |
| 10 000 km | 4 225 € | 4 730 € | 4 965 € | 5 197 € | 5 455 € |
| 15 000 km | 5 805 € | 6 430 € | 6 750 € | 7 067 € | 7 425 € |
| 20 000 km | 7 385 € | 8 130 € | 8 535 € | 8 937 € | 9 395 € |
| 25 000 km | 9 250 € | 10 175 € | 10 675 € | 11 175 € | 11 750 € |
Calcul Opco Direct à partir du barème en vigueur.
Barème pour les motos et les scooters
Les deux-roues ont leurs propres barèmes, avec des tranches de distance différentes.
| Motos (plus de 50 cm³) | Jusqu'à 3 000 km | De 3 001 à 6 000 km | Au-delà de 6 000 km |
|---|---|---|---|
| 1 ou 2 CV | d × 0,395 | (d × 0,099) + 891 | d × 0,248 |
| 3, 4 ou 5 CV | d × 0,468 | (d × 0,082) + 1 158 | d × 0,275 |
| Plus de 5 CV | d × 0,606 | (d × 0,079) + 1 583 | d × 0,343 |
| Cyclomoteurs et scooters (50 cm³ et moins) | Tarif |
|---|---|
| Jusqu'à 3 000 km | d × 0,315 |
| De 3 001 à 6 000 km | (d × 0,079) + 711 |
| Au-delà de 6 000 km | d × 0,198 |
La majoration de 20 % pour les véhicules électriques s'applique aussi aux deux-roues électriques.
Voiture électrique : une majoration de 20 %
Depuis l'imposition des revenus 2020, le montant des frais calculé avec le barème est majoré de 20 % lorsque le véhicule est 100 % électrique. La majoration ne concerne pas les véhicules hybrides, rechargeables ou non.
| Distance annuelle, 5 CV | Thermique | Électrique (+ 20 %) |
|---|---|---|
| 5 000 km | 3 180 € | 3 816 € |
| 10 000 km | 4 965 € | 5 958 € |
| 15 000 km | 6 750 € | 8 100 € |
| 20 000 km | 8 535 € | 10 242 € |
Cette majoration est d'autant plus avantageuse que le coût de la recharge, en particulier à domicile, reste en général bien inférieur au coût du carburant que le barème prend en compte.
Barème kilométrique 2027 : notre projection
Le barème applicable aux revenus 2026 sera publié au printemps 2027, avant l'ouverture de la déclaration de revenus. Sa revalorisation n'est pas automatique : elle relève d'une décision du gouvernement, qui tient compte de l'évolution des coûts d'utilisation des véhicules, et en premier lieu du prix des carburants.
Les prix des carburants depuis 2020
Les prix moyens de vente au détail publiés chaque mois par l'Insee permettent de comparer l'évolution des carburants et les décisions passées sur le barème.
| Année | Gazole (prix moyen au litre) | Évolution | SP98 (prix moyen au litre) | Évolution | Décision sur le barème |
|---|---|---|---|---|---|
| 2020 | 1,17 € | 1,31 € | |||
| 2021 | 1,44 € | + 23,7 % | 1,62 € | + 24,1 % | + 10 % (revenus 2021) |
| 2022 | 1,86 € | + 29,2 % | 1,88 € | + 16,2 % | + 5,4 % (revenus 2022) |
| 2023 | 1,82 € | − 2,3 % | 1,95 € | + 3,7 % | Gel (revenus 2023) |
| 2024 | 1,71 € | − 5,9 % | 1,89 € | − 3,1 % | Gel (revenus 2024) |
| 2025 | 1,64 € | − 4,6 % | 1,80 € | − 4,8 % | Gel (revenus 2025) |
| 2026 (janv. à août) | 2,00 € | + 22,3 % | 2,00 € | + 10,4 % | À décider (revenus 2026) |
Calcul Opco Direct d'après les prix moyens mensuels du gazole et du SP98 publiés par l'Insee (France métropolitaine). Pour 2026, l'évolution compare janvier-août 2026 à janvier-août 2025.
La hausse de 2026 a démarré en mars, avec un gazole passé de 1,69 € en février à 2,06 € en mars puis 2,26 € en avril, et elle s'est maintenue jusqu'à l'été (2,21 € en août). Son ampleur est comparable à celle de 2021, qui avait conduit à une revalorisation de 10 % du barème. À l'inverse, le gel de 2023 à 2025 s'expliquait par la baisse des prix à la pompe, même si l'assurance et l'entretien continuaient d'augmenter.
Trois scénarios pour les revenus 2026
Faute de règle automatique, nous retenons trois scénarios : un nouveau gel, une revalorisation de 5,4 % comme en 2023, et une revalorisation de 10 % comme en 2022.
| Frais pour 10 000 km | Gel | + 5,4 % | + 10 % |
|---|---|---|---|
| 3 CV et moins | 4 225 € | 4 453 € | 4 648 € |
| 4 CV | 4 730 € | 4 985 € | 5 203 € |
| 5 CV | 4 965 € | 5 233 € | 5 462 € |
| 6 CV | 5 197 € | 5 478 € | 5 717 € |
| 7 CV et plus | 5 455 € | 5 750 € | 6 001 € |
Avec une revalorisation de 10 %, la formule de la tranche intermédiaire pour une voiture de 5 CV deviendrait environ (d × 0,393) + 1 535, contre (d × 0,357) + 1 395 aujourd'hui. Pour un salarié qui parcourt 15 000 km par an avec ce véhicule, le gain de déduction atteindrait environ 675 €.
Pourquoi le carburant pèse dans le débat
Le barème couvre tous les coûts du véhicule, mais le carburant en est la part la plus sensible aux variations de prix. Pour une voiture de 5 CV qui consomme 6 litres aux 100 km et parcourt 10 000 km par an, la dépense de gazole représentait environ 981 € au prix moyen de 2025, soit 20 % des 4 965 € de frais admis par le barème. Au prix moyen de janvier à août 2026, elle atteint environ 1 201 €, soit 24 % du même montant.
Autrement dit, sans revalorisation, la part du barème disponible pour couvrir l'assurance, l'entretien et la dépréciation du véhicule se réduit d'environ 220 € pour ce conducteur. C'est cet écart qui avait conduit aux revalorisations de 2022 et 2023, et c'est lui qui alimentera le débat pour les revenus 2026.
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Frais réels ou abattement de 10 % : comment choisir
Par défaut, l'administration applique sur les salaires un abattement forfaitaire de 10 % pour frais professionnels. Pour les revenus 2025, il ne peut être inférieur à 509 € ni supérieur à 14 555 € par personne, selon service-public.fr. Chaque membre du foyer peut choisir indépendamment les frais réels s'ils lui sont plus favorables.
Les frais réels deviennent intéressants dès que l'ensemble des frais professionnels (trajets, repas, formation, télétravail, vêtements de travail) dépasse 10 % du salaire net imposable. Les frais kilométriques en sont souvent la plus grosse part.
Prenons un salarié qui gagne 30 000 € de salaire net imposable et parcourt 40 km pour se rendre au travail, avec une voiture de 5 CV, pendant 218 jours. Il roule 17 440 km par an pour ses trajets. Le barème donne (17 440 × 0,357) + 1 395, soit 7 621 € de frais déductibles, contre 3 000 € avec l'abattement de 10 %. Le revenu imposable baisse de 4 621 € de plus en optant pour les frais réels.
La limite des 40 km
La déduction des frais de trajet entre le domicile et le lieu de travail est en principe limitée à 40 km par trajet, soit 80 km par jour pour un aller-retour. Au-delà, la distance supplémentaire n'est admise que si l'éloignement est justifié par des circonstances particulières : difficulté à trouver un emploi plus proche, emploi précaire, situation professionnelle du conjoint, santé ou contraintes familiales. Le nombre de trajets retenu est d'un aller-retour par jour, sauf horaires particuliers justifiant un retour pour le déjeuner.
Ce qu'on peut ajouter au barème
Le barème couvre l'ensemble des frais du véhicule, mais certains coûts restent déductibles en plus, sur justificatifs : les frais de péage, les frais de stationnement liés au travail et, au prorata de l'usage professionnel, les intérêts d'emprunt contractés pour l'achat du véhicule. Les dépenses de carburant, d'entretien, d'assurance ou de réparation ne peuvent en revanche pas être déduites en plus du barème.
Comment déclarer
Les frais réels se déclarent dans la case 1AK pour le premier déclarant et 1BK pour le second, à la place de l'abattement de 10 %. Le détail du calcul est à indiquer dans la rubrique prévue à cet effet de la déclaration en ligne, ou sur papier libre. Les justificatifs (carte grise, calcul des distances, attestations d'horaires) doivent être conservés trois ans en cas de contrôle.
Cas pratiques chiffrés
Salarié en télétravail deux jours par semaine. Il habite à 40 km de son entreprise et se rend sur site trois jours par semaine pendant 45 semaines, soit 135 jours. Il parcourt 10 800 km par an avec une voiture de 5 CV. Le barème donne (10 800 × 0,357) + 1 395, soit 5 251 € de frais kilométriques. Les jours télétravaillés ne donnent pas lieu à des frais de trajet, mais peuvent ouvrir droit à d'autres frais réels liés au télétravail.
Salarié à temps plein, même distance. Sur 218 jours de présence, il parcourt 17 440 km et peut déduire 7 621 €. L'écart avec le salarié en télétravail montre l'importance de compter précisément les jours réellement travaillés sur site.
Motard. Avec une moto de 3 à 5 CV et un trajet de 25 km, sur 200 jours, la distance annuelle est de 10 000 km. Au-delà de 6 000 km, le tarif est de 0,275 € par kilomètre, soit 2 750 € de frais déductibles.
Scooter de 50 cm³. Pour 10 km de trajet sur 200 jours, soit 4 000 km par an, le calcul est (4 000 × 0,079) + 711, soit 1 027 €.
Pour la distance, l'administration retient le trajet le plus court ou le plus rapide selon les conditions de circulation, et le nombre de jours réellement travaillés, déduction faite des congés, des arrêts et des jours de télétravail. Un relevé simple, conservé avec la déclaration, suffit à justifier le calcul.
Indépendants, dirigeants et bénévoles
Professions libérales (BNC). Les titulaires de bénéfices non commerciaux peuvent évaluer leurs frais de véhicule avec le barème kilométrique, pour les véhicules qu'ils possèdent ou prennent en location, au lieu de déduire les dépenses réelles. L'option vaut pour l'année entière et pour l'ensemble des véhicules utilisés.
Dirigeants. Un dirigeant salarié, par exemple un président de SAS, peut être remboursé par sa société avec des indemnités kilométriques dans les mêmes conditions qu'un salarié, pour ses déplacements professionnels avec son véhicule personnel.
Bénévoles d'association. Les frais engagés par un bénévole pour une association d'intérêt général, qu'il renonce à se faire rembourser, peuvent ouvrir droit à la réduction d'impôt pour don. Un barème kilométrique spécifique aux bénévoles, distinct du barème des salariés, sert alors à évaluer les frais de véhicule.
Indemnités kilométriques versées par l'employeur
Lorsqu'un salarié utilise son véhicule personnel pour des déplacements professionnels, l'employeur peut lui verser des indemnités kilométriques. Elles sont exonérées de cotisations sociales et d'impôt sur le revenu dans la limite du barème fiscal, que l'Urssaf applique également.
Pour bénéficier de l'exonération, l'employeur doit pouvoir justifier du moyen de transport utilisé, de la distance parcourue, de la puissance fiscale du véhicule et du nombre de trajets. En pratique, une copie de la carte grise et un relevé des déplacements (dates, motifs, lieux, kilomètres) suffisent. Les indemnités qui dépassent le barème sont réintégrées dans l'assiette des cotisations pour la fraction excédentaire.
Les trajets entre le domicile et le lieu de travail relèvent d'autres dispositifs : la prise en charge obligatoire de 50 % des abonnements de transport en commun, la prime de transport facultative et le forfait mobilités durables pour le vélo, le covoiturage ou les engins de déplacement personnels. Ces sommes, comme les indemnités kilométriques, entrent dans le calcul global du coût d'un salarié ; notre article sur les charges patronales détaille les autres éléments de ce coût.
| Situation | Dispositif | Régime social |
|---|---|---|
| Déplacement professionnel avec le véhicule personnel | Indemnités kilométriques | Exonérées dans la limite du barème fiscal |
| Déplacement professionnel avec un véhicule de l'entreprise | Pas d'indemnité kilométrique | Remboursement des frais réellement engagés (péages, carburant si avancé) |
| Trajet domicile-travail en transport en commun | Prise en charge de 50 % de l'abonnement, obligatoire | Exonérée |
| Trajet domicile-travail à vélo, covoiturage | Forfait mobilités durables, facultatif | Exonéré dans une limite annuelle |
| Trajet domicile-travail en voiture | Prime de transport facultative | Exonérée dans une limite annuelle |
Les erreurs fréquentes
Le barème kilométrique fait partie des points les plus contrôlés lors des vérifications de déclarations de revenus. Les erreurs les plus courantes sont les suivantes :
- dépasser 40 km par trajet sans pouvoir justifier de circonstances particulières ;
- déduire le carburant ou l'entretien en plus du barème, alors qu'ils sont déjà inclus ;
- utiliser la mauvaise puissance fiscale, par exemple les chevaux réels du moteur au lieu de la puissance administrative de la carte grise ;
- compter tous les jours de l'année au lieu des seuls jours réellement travaillés sur site, en oubliant les congés et le télétravail ;
- cumuler frais réels et indemnités de l'employeur sans réintégrer dans le revenu imposable les indemnités reçues pour les mêmes trajets ;
- appliquer la majoration électrique à un véhicule hybride.
Pour les salariés qui suivent une formation hors de leur lieu de travail habituel, les frais de déplacement liés à la formation peuvent aussi entrer dans les frais réels. Nos guides sur le CPF et la reconversion professionnelle présentent les financements possibles de ces formations.
Le calendrier
- 27 mars 2023
Dernière revalorisation (+ 5,4 %)
Barème applicable aux revenus 2022, reconduit depuis.
- Printemps 2026
Barème inchangé pour les revenus 2025
Troisième année consécutive sans revalorisation.
- Mars à août 2026En ce moment
Flambée des prix à la pompe
Le gazole dépasse 2 € le litre en moyenne, + 22 % sur un an.
- Printemps 2027À venir
Barème des revenus 2026
Publication de l'arrêté avant l'ouverture de la déclaration de revenus : gel ou revalorisation.
Sources officielles
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Questions fréquentes
Quel est le barème kilométrique 2026 ?
Le barème applicable aux revenus 2025, déclarés en 2026, est identique à celui des deux années précédentes : il n'a pas été revalorisé depuis l'arrêté du 27 mars 2023. Pour une voiture de 5 CV, il est de 0,636 € par kilomètre jusqu'à 5 000 km, de 0,357 € par kilomètre plus 1 395 € entre 5 001 et 20 000 km, et de 0,427 € par kilomètre au-delà.
Le barème kilométrique sera-t-il revalorisé en 2027 ?
Aucune décision n'est prise. Le barème applicable aux revenus 2026, publié au printemps 2027, est fixé par arrêté du ministre du Budget. Les prix des carburants ont fortement augmenté en 2026 : de janvier à août, le gazole coûte en moyenne 22 % de plus qu'à la même période de 2025 et le SP98 10 % de plus, selon l'Insee. Lors des précédentes hausses de cette ampleur, le barème avait été relevé de 10 % puis de 5,4 %.
Comment calculer ses frais kilométriques ?
Il faut connaître la puissance fiscale du véhicule, indiquée sur la carte grise, et le nombre de kilomètres parcourus pour le travail dans l'année. On applique ensuite la formule de la tranche correspondante. Par exemple, pour 10 000 km avec une voiture de 5 CV : 10 000 × 0,357 + 1 395 = 4 965 €.
Les voitures électriques ont-elles un barème spécifique ?
Oui. Pour un véhicule 100 % électrique, le montant obtenu avec le barème est majoré de 20 %. Pour 10 000 km avec une voiture électrique de 5 CV, les frais déductibles passent ainsi de 4 965 € à 5 958 €.
Faut-il choisir les frais réels ou l'abattement de 10 % ?
L'abattement de 10 % s'applique automatiquement, avec un minimum de 509 € et un maximum de 14 555 € par personne pour les revenus 2025. Les frais réels sont intéressants lorsque les frais professionnels, dont les frais kilométriques, dépassent 10 % du salaire net imposable, ce qui est souvent le cas pour les salariés qui parcourent de longues distances.
Peut-on déduire plus de 40 km de trajet domicile-travail ?
En principe, la déduction des frais de trajet est limitée à 40 km par trajet, soit 80 km par jour aller-retour. Au-delà, il faut justifier de circonstances particulières, liées par exemple à la difficulté de trouver un emploi plus proche ou à la situation professionnelle du conjoint.
L'employeur peut-il rembourser les frais kilométriques avec ce barème ?
Oui. Les indemnités kilométriques versées par l'employeur à un salarié qui utilise son véhicule personnel pour des déplacements professionnels sont exonérées de cotisations sociales dans la limite du barème fiscal, à condition de justifier du véhicule, de la puissance fiscale et des distances parcourues.
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